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La crise européenne crée une urgence qui mène les entreprises à revoir leur capacité à se transformer

December 18th, 2011 1 comment

Enterprise Architecture

Les perspectives économiques européennes sont sombres. Il suffit de jeter un oeil aux titres des journaux pour en être convaincu. Dans un tel contexte, comme je l’ai écrit une fois, la meilleure stratégie être de «se tenir prêt à la reprise“. Cela veut dire  être aligné avec les attentes des clients et être compétitifs lorsque les affaires vont redémarrer, en bref, avoir un bon positionnement, une bonne exposition, un bon prix. Pourtant, toutes les entreprises européennes ont commencé par couper leur budget 2012 pour préserver des liquidités qui menacent de se raréfier.

Pour la plupart des entreprises, l’équation stratégique est : se transformer tout en minimisant les dépenses en capital.

En effet, l’Europe est touchée par une grave crise de liquidité dont les racines sont une crise de confiance dans la solvabilité des Etats qui se propage aux banques et aux institutions financières. Les acteurs de la finance européenne n’ont plus confiance les uns adans les autres et se prête des liquidités à des taux d’intérêt prohibitifs qui assombrissent encore plus leurs perspectives de solvabilité. Comment sortir de ce cercle vicieux est la question qui occupe depuis des mois tous les sommets européens.

Ce qui se ressort de tout cela est la nécessité de redémarrer au plus vite la machine à trésorerie et restaurer une croissance économique en se basant sur la compétitivité des entreprises. Plusieurs potions médicamenteuses sont envisagées : déprécier l’euro, ce qui baisserait les prix à l’exportation mais ferait craindre un rétrécissement du capital et davantage de doutes sur la solvabilité des entreprises ; baisser les budgets nationaux et réduire les impôts ce qui atténuerait le coût unitaire du travail, mais accroîtrait les craintessur le modèle social et sur la solvabilité des États. Quoiqu’il en soit, tout cela prendra du temps et laisse entrevoir de sombres perspectives pour les prochaines années.

Dans ce contexte, selon leurs perspectives propres, les entreprises peuvent suivre deux stratégies :

  • être préparé: mincir et rester prêt pour la reprise de l’économie
  • être actif: contribuer à restaurer la croissance en se transformant elles-mêmes pour être plus compétitif

Pour ces entreprises, la question importante est d’améliorer la compétitivité dans un contexte économique de coûts unitaires du travail relativement élevés. Comment ? En se souvenant que la compétitivité est aussi la productivité, une meilleure qualité, un meilleur temps de mise sur le marché, une meilleure connaissance des clients … Pour tout cela, une technologie solide et moderne est un facteur critique de succès évident, peut-être même le seul, car, de nos jours, le développement des affaires est étroitement couplé avec la capacité à mettre en oeuvre et utiliser les technologies.

Alors comment se transformer tout en maîtrisant les dépenses en capital?

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Facteurs clés de succès de la transformation

January 11th, 2010 No comments

La revue de l’AFAI a publié un article sur la gouvernance des SI et l’Architecture d’entreprise co-signé par votre serviteur. Dans sa conclusion, l’article propose les facteurs de succès de la transformation de l’entreprise :

Une cible et une trajectoire partagées en cohérence avec la vision stratégique de l’Entreprise. C’est un objectif habituellement difficile, notamment avec la multiplication des parties-prenantes. L’architecture d’entreprise permet grâce à la gestion des exigences et aux vues d’architecture, d’organiser des cascades depuis le management stratégique jusqu’au management opérationnel, de tenir et créer  la cohérence.


Des business case de projets, réalistes, et soutenus par le management. Les business case de projets ne doivent pas être que financier, mais prendre en compte tous les éléments techniques, organisationnels et stratégiques du projet. L’architecture d’entreprise permet de constituer l’ensemble de ces éléments de manière partagée.


Une processus de prise de décision pour le lancement et le suivi de projets qui mobilise les bonnes personnes au bon moment. L’Architecture d’Entreprise vise à formuler les bonnes questions à la bonne personne au bon moment.

Une implication des responsables fonctionnels et opérationnels tout au long de la vie du projet, et notamment pour la matérialisation de la valeur métier prévue. En considérant dans un même plan, les aspects organisationnels, opérationnels, stratégiques et techniques, l’Architecture d’Entreprise ramène l’intérêt des responsables opérationnels et fonctionnels vers les projets.

Une vision partagée des processus métier permettant la déclinaison des objectifs opérationnels et la mise en cohérence des projets avce ces objectifs opérationnels. En mettant au centre de ses apports les vues d’architecture et le partage, l’Architecture d’Entreprise donne au métier des outils de management opérationnels.

Une gestion de portefeuille de projets adaptées aux enjeux de l’entreprise L’Architecture d’Entreprise appuie la gestion de portefeuilles de projets, notamment en sécurisant les dépendances et les trajectoires.

Un Référentiel d’Architecture d’Entreprise permettant de capitaliser et de partager les pratiques et les services d’entreprise. A condition que le référentiel d‘Architecture soit adapté et déployé en synergie des processus de management existants, dans un esprit lean, c’est à dire juste ce qu’il faut au moment où il faut.

Un leadership permettant de donner un sens à l’ensemble des projets par rapport à des objectifs stratégiques et responsabiliser le management. Dans toute thématique de management, pour réussir,  le leadership est essentiel. L’architecture d’entreprise ne doit pas être un bureau d’étude de plus, mais un levier de leadership.

Voici le lien pour télécharger l’article complet.ArticleGouvSIAE.pdf

PARIS 2.0. Une richesse de points de vue

October 1st, 2009 No comments


J’ai assisté à l’événement PARIS 2.0, la matinée du 25 septembre. Les sujets abordés étaient la génération digitale, les marques en réseau, le management 2.0 sous forme de tables rondes où les participants donnaient leur point de vue et leurs retours d’expérience. Ce fut un événement enrichissant notamment grâce à la diversité des points de vue, due à la diversité de secteurs d’activité, mais aussi à la diversité des métiers de chaque intervenant : manager, offreur de service, communicant, technicien,…


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Considérer la promesse du consultant à sa juste valeur

September 17th, 2009 No comments

Vous êtes consultant. Votre objectif est d’amener votre client à mettre en pratique une nouvelle idée qui doit, en partie, changer sa façon de travailler. Plusieurs cas peuvent se présenter : soit cette idée est une promesse réaliste de résoudre un problème ou bien d’améliorer les résultats habituellement atteints, soit elle garde le client d’une situation où l’inertie sera à terme dommageable. En soi, cette position est ambitieuse, car la promesse soit être suffisamment attirante.

Qu’est-ce qui devrait rendre cette promesse attirante ?

D’abord, c’est la relation directe entre la réalisation de la promesse et la réalisation du résultat attendu par le client. Plus le client perçoit cette relation, plus il perçoit la promesse comme une proposition de valeur.
C’est, ensuite, la démonstration de la capacité du conseil à tenir la promesse. Ce sont les références du conseil ou bien de l’entreprise qui, sur la base des savoir-faire déjà mis en œuvre, étayent cette capacité.
C’est enfin l’empathie que le conseil fait surgir et qui complète l’atmosphère de confiance qui s’est installée.
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La transparence est à double tranchant, mais au final bonne pour les managers


Par les temps qui courent, on attend beacoup de la transparence pour corriger les mauvais comportements qui ont mené à la crise. Une meilleure transparence apporte l’espérance d’avoir une information financière digne de confiance et d’améliorer l’efficacité du marché. Une meilleure transparence favorise la démocratie directe et rend le traitement des questions sociales et politiques plus facile. Cependant, beaucoup de nos affaires sont basées sur une asymétrie de l’information, ce qui est contraire à la transparence.

L’accès à l’information est souvent une question de pouvoir. Moins on en sait sur vos intentions, moins on a de contrôle sur vous. En effet, si vous livrez tous vos plans stratégiques au marché, il est plus facile à vos concurrents de vous contrer. D’autre part, si vous ne dites rien au sujet de vos plans, vos intentions, comment trouverez-vous des personnes pour vous suivre ? Finalement la transparence est le bon équilibre entre l’information que vous devez tenir secrète pour pouvoir réussir dans vos affaires et celle vous devez communiquer pour générer suffisamment de confiance chez vos partenaires pour réussir.
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Au sein de la DSI, la balance doit-elle encore pencher dans la direction des processus ?

February 1st, 2008 No comments

“Trop lourd, trop lent, trop cher”, quel DSI n’a pas entendu une fois, l’écho des paroles de Pascal LAMY, du temps où il était DSI d’EDF, claquer à ses oreilles ? La faible industrialisation des pratiques, voire le manque de professionnalisme, la vitesse et la précipation dans l’action, accompagnent les reproches fréquents faits aux Divisions informatiques lorsques les projets échouent. Même les éditeurs de logiciels, forts de leurs pratiques industrielles, n’hésitent pas à accabler des clients dont l’échec pourrait assombrir leur réputation.

Lorsque, plusieurs années auparavant, l’ères des Mainframes battait son plein, les divisions informatiques avaient un rôle de développement et de gestion des applications, proche d’un métier d’éditeur et de gestionnaire de logiciels internes. La comparaison entre les métiers ainsi que la référence à l’industrialisation, avaient alors un sens. Aujourd’hui, les DSI participent des plus en plus aux prises de décisions stratégiques et tactiques. Les charges d’études se sont accrues de façon exponentielle. Comment calculer objectivement la performance et la productivité d’un chef de projet ? Les métriques connues, telles les points de fonctions ou le nombre de lignes de code, sont inadaptées en regard d’un métier hybride de conseil, de pilote, d’intégrateur et d’assembleur de composants qui doit décider rapidement et fréquemment. Par exemple, la qualité de l’architecture dont l’effort de conception est difficilement quantifiable dans l’absolu, apparait de plus en plus un facteur critique de succès des projets.

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