Pourquoi mes amis DSI ont besoin des meilleurs voeux possibles pour 2012.
Les DSI n’ont pas eu besoin de lire les rapports du Chaos Manor pour savoir que les projets sont toujours livrés en retard et jamais ou rarement en avance. Il sont en cela semblables aux voyages en avion ou en train pour lesquels l’expérience ne cesse de témoigner. C’est la conséquence d’une assymétrie des événements. Si nous mesurions ce retard, nous constaterions qu’un portefeuille de projets affichant deux mois de retard en moyenne, ne contiendrait pas ou peu de projets ayant un retard supérieur à 10 mois, mais contiendrait 30 projets avec un retard supérieur à 2 mois s’il avait une taille d’une centaine de projets.
De même, on constate que les budgets informatiques ont tendance à augmenter année après année. C’est inexorable tant que de nouveaux projets développeront de nouvelles fonctions qui devront être maintenues. Pour faire face à cette situation, les DSI ont installé un processus de gestion de portefeuille de projets : ils évaluent les projets selon plusieurs points de vue – technique, métier, risques, stratégie … – et établissent des priorités. Il en résulte que les projets de priorité basse sont reportés.
Passé quelque temps, les projets reportés s’empilent comme du sable et deviennent prioritaires. Ainsi, les budgets informatiques contiennent aussi des projets de faible priorité qui sont devenus prioritaires pour l’année budgétaire.
Finallement, les Directions métier considérent le processus de portefeuille de projets comme un moyen de report au bénéfice de la Division IT. Celles-ci ne tiennent pas compte du fait qu’elles sont les principales sources des projets qui occasionnent la croissance du budget IT. En outre, si elles se plaingnent des coûts informatiques supplémentaires, si elles ne sont pas questionnés sur les gains espérés des projets pourtant mis sous leur responsabilité par les business case.
Quand un projet est retardé, les coûts augmentent généralement en proportion du temps. Ainsi le budget courant contient les dépenses en capital des projets passés en retard mais aussi leurs dépenses opérationnelles car ils ont déjà déployé des plates-formes.
Comme le budget courant contient le flot de projets passés retardés, il reste de moins en moins de place pour les nouveaux projets. Michel Volle a montré que la croissance est exponentielle. Les négociations avec les Directions métier deviennent alors de plus en plus difficiles. Les projets techniques sont examinés et souvent reportés ou refusés si ils ne présentent pas une forte économie de coûts ou une forte rentabilité. Il en va de même pour les composants techniques de projets métier qui ne semblent pas être nécessaire, même s’ils sont hautement souhaitables. Comment dans ces conditions construire une architecture ?


La plupart des entreprises attendent de leur Division IT qu’elle développe et maintienne l’infrastructure de gestion de l’infoirmation et de communication, ce qui inclut le réseau et les télécommunications, l’informatique de bureau, les systèmes d’information, des systèmes d’informatiques et la sécurité.
Qui n’a pas assisté à la conférence CESAMES qui s’est tenue “La Maison des Arts et Métiers”?
Ne voulons-nous tous pas mettre en œuvre des réponses simples et rapides à nos questions stratégiques ? Pas seulement à cause de la contrainte de délai de commercialisation des produits, mais aussi, parce que cela accroît la visibilité sur la valeur que nous apportons à nos entreprises. Nous avons passé beaucoup de temps à lire, à parcourir les tweets, à observer les médias sociaux, à discuter avec les fournisseurs, à assister à des conférences pour trouver les bonnes idées adaptées à notre cas. Lorsque nous en avons identifiée une, nous essayons de la mettre à côté d’une ancienne idée pour voir comment elles s’intègrent, à la manière d’un jeu de lego. Souvent, elle ne convient pas. Alors, nous stockons l’idée pour un usage ultérieur, lorsque nous trouverons une nouvelle qui va permettre de réaliser l’ensemble du montage.
J’ai assisté à la matinée du 1er octobre de l’Open World Forum à Paris. Je recherchais au milieu d’un public de convaincus, des clés complémentaires pour comprendre les fondamentaux économiques du logiciel libre. Des conférenciers de renoms pour ouvrir un Forum qui s’annonçait réellement international :
Enterprise tranformation Manifesto